La crise scolaire au Sénégal: quelles peuvent en être les conséquences ?

La crise scolaire : Quelles peuvent en être les conséquences ?

Depuis plusieurs années, notre beau pays qu’est le Sénégal vit dans un gouffre, celui de la crise scolaire animée par des grèves répétitives des enseignants, réclamant á juste titre, de meilleures conditions de travail. Ces derniers se sentent frustrés face á l’inégalité pour ne pas dire l’injustice notée sur le traitement salarial des agents de la Fonction Publique entre autres revendications.

A tort ou à raison, et au vu de la détermination des représentants du G6 (groupe de syndicats) à aller jusqu’au bout, ces professeurs ou instituteurs ne semblent pas dire leur dernier mot. Aussi, conviendrait-il de présager l’état dans lequel serait le système scolaire dans un avenir proche et tenter d’y remédier pour éviter toutes conséquences fâcheuses qui, malheureusement, pourraient être engendrées.

Primo, la baisse du niveau des élèves et du taux de réussite serait inéluctable si jamais se poursuivait la grève. Hélas, oui ! Cela coule de source ! Que d’heures que les élèves ont perdues ! Que de cours qu’ils ont ratés ! A telle enseigne que la chute de leur niveau constituerait tout simplement une chose tout à fait normale. Les résultats des examens, en conséquence, iraient de mal en pis chaque année.

Segundo, il y aura probablement une menace d’année blanche si, d’ici un mois, le problème n’est pas résolu. Cela serait un coup dur pour le Sénégal et pour le régime actuel en particulier car, pouvant être l’un des rares à en être témoin. Rappelons juste que l’unique et la dernière fois que le Sénégal a vécu un tel évènement remonte à 1988 sous le règne du président Abdou Diouf, bien qu’en 1994 il se soit passé quelque chose de similaire : une année invalide.

Enfin, Nous serons tous déçus de savoir que quoique déterminés que soient les deux camps à mettre fin à cette crise, à “sauver l’école sénégalaise et non l’année scolaire” pour dire comme M. Saourou SENE du SAEMSS ; l’éducation est sur le point de quitter notre pays.

Alors, nous avons encore le temps d’une rose pour éviter le pire. Autrement, ce serait juste une catastrophe !

 

Aboubacar SAMB.

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