Le Ngalakh : un gage de dialogue islamochrétien au Sénégal

Le Ngalakh : un gage de dialogue islamochrétien au Sénégal

Le Ngalakh est un plat sénégalais très apprécié, mais qui, au-delà de ses facultés d’enchanteur gustatives, est un rassembleur social entre les religions principales au Sénégal.

Le Ngalakh est un plat à base de mil, de pâte d’arachide et de pain de singe (fruit du baobab). Comme les musulmans font mijoter du poulet à l’Eid el fitr et sacrifient un mouton à l’Eid el Kébir, la tradition de la frange chrétienne sénégalaise est de démarrer leurs fêtes de pâques avec le Ngalakh. C’est un plat très prisé des familles sénégalaises, et sa conception demandent énormément de dépenses quand c’est en vu d’une cérémonie.

Chez nos parents chrétiens, les efforts ne sont pas ménagés. Ce qui en fait d’ailleurs sa spécialité, vu tous les ingrédients qu’ils ajoutent dedans. On pourrait y voir toute sorte de fruits (banane, pomme, orange,…), du chocolat et d’autres ingrédients du pays. Ce qui en fait un délice et c’est justement pourquoi le Ngalakh des chrétiens tient en haleine toutes les populations, y compris les musulmans à la veille des pâques, qui en reçoivent dans des pots et des bols. Pour assouvir tous ces ventres à l’affût du Ngalakh, les chrétiens ne ménagent aucune pécune. Il arrive qu’une famille chrétienne en partage avec tout un quartier. Entre les jeunes, c’est devenu un rendez-vous à ne pas manquer et surtout une base d’amitié et même de relations amoureuses pour certains.

C’est cette tradition du partage et de la solidarité sénégalaise (pays de la téranga) qui a fait en sorte que le pays à un réel acquis social. Le dialogue islamochrétien est même réducteur de la relation entre ces deux entités spirituelles, tellement qu’elles vivent en osmose avec une parfaite entente, et ça, depuis des lustres. Les musulmans invitent et partagent leurs mets avec les chrétiens à l’occasion des fêtes musulmanes, et ces-derniers en font de même à l’occasion des fêtes chrétiennes. Lors des fêtes de noël, le pays vibre autant pour les chrétiens que pour les musulmans, qui n’hésitent pas à gaver leurs enfants de cadeaux comme le font leurs confrères. A l’occasion des fêtes de Tabaski, certaines familles chrétiennes sacrifie eux aussi un mouton pour que leurs enfants puissent bénéficier de cette jouissance folklorique entonnée par leurs amis musulmans.

Ainsi le Sénégal est devenu un pays qui, par la grâce de Dieu ne souffre pas des conflits religieux comme il peut en être le cas dans d’autres pays d’Afrique. Avec une culture d’interaction très avancée entre les chrétiens et les musulmans, c’est un pays qui a un acquis sociétal basé sur la religion, mais aussi et surtout: sur le Ngalakh.

1 thought on “Le Ngalakh : un gage de dialogue islamochrétien au Sénégal

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