Zoom sur l’émergence des Bourses de valeurs mobilières en Afrique.

Zoom sur l’émergence des Bourses de valeurs mobilières en Afrique.

A l’aube de la Civilisation, l’Homme, animé par son besoin insatiable de parfaire ses conditions de vie, se lance après moults atermoiements dans la mutation de ses habitudes. Dans cette même veine, une panoplie d’idées et de projets aperçoivent le bout du tunnel. Lesquels actes prirent forme et portent leurs fruits. Parmi ces derniers, la mise en place d’un environnement spécifique propice aux échanges d’ordre économique. La valorisation et la vulgarisation des flux monétaires et financiers constitue une étape fondamentale.
L’adoption des activités monétaires et financières tourne vers la mise en place d’un marché structuré qui permet la synchronisation des efforts déployés dans ce sens. En effet, les marchés boursiers jouent un rôle prépondérant dans l’étoffe économique mondiale. C’est un circuit de financement de l’économie mondiale, un moyen d’organiser la liquidité de l’épargne investie à long terme, un instrument de mesure de la valeur des actifs, un outil de mutation des structures industrielles et commerciales et bien évidemment un lieu d’évaluation des risques.
Cette vision est sans aucun doute transposée sur le continent africain de nos jours.
Les marchés boursiers africains éclosent de manière phénoménale pour pouvoir s’affronter les aux nombreux périples de la réalité économique internationale. Ainsi donc, les assauts financiers dont sont victimes les africains ne sont pas du moins occultés. En effet, il est important de souligner que l’apparition des bourses de valeur en Afrique constitue une alternative primordiale pour le financement de son économie. Sur ce, force est de reconnaître que les petites et moyennes entreprises africaines naissent de manière exponentielle.
Le marché des valeurs est une réplique à la demande de financement des sociétés africaines, soit pour leur développement soit pour leur investissement.
Avec notamment bourses régionales lesquelles sont : la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières d’Abidjan (BRVM), la Johannesburg Stock Exchange (JSE), la Bourse de Casablanca ou encore la Bourse de Lagos ; le continent africain compte près d’une vingtaine de places boursières englobant près de 2000 sociétés cotées.
Elles participent ainsi à l’épanouissement et à la solidité de sa manne financière. Par ailleurs, ces marchés de valeur garantissent la fiabilité, la pertinence et l’autonomie financière des PME du continent noir dans toute leur quasi globalité.
D’un point de vue macroéconomique, les entreprises cotées ont plus la potentialité financière de créer des emplois, elles sont plus aptes à faire des bénéfices considérables et cela se ressent dans leur participation à l’impôt (la SONATEL, 1ere entreprise Sénégalaise cotée à la BRVM, a payé plus 200 milliards d’impôts et taxe en 2015 à l’Etat du Sénégal).
Sur les courbes si dessous, nous voyons l’impact de la capitalisation boursière sur la création d’emplois, notamment avec l’observation faite sur le Kenya, un pays en développement, qui s’appuie grandement sur les marchés financiers. Il en possède un d’ailleurs : la Nairobi Securities Exchanges.
Figure 1 : Capitalisation boursière des entreprises kenyanes. (En dollars Us)

Source : Données Banque Mondiale

Figure 2 : Evolution du Taux du chômage au Kenya

Au vu de ces deux figures, nous remarquons l’impact des Bourses sur le potentiel des entreprises à créer plus d’emplois. En effet, sur les Figure 1 et 2, nous voyons qu’entre 2001 et 2006, la capitalisation boursière des entreprises kenyanes passent de moins de 2 milliards à environ 12 milliards de dollars. Sur la même fourchette d’années, le taux du chômage (chez les jeunes de 15 à 25ans) passe de 17,6 à 17,1.
« Cependant, l’Afrique n’utilise pas encore tout le potentiel des marchés boursiers. Les entreprises cotées peinent encore à lever des fonds grandissimes comme cela se fait dans les autres bourses du monde. L’impact économique et financière que les bourses sont censées avoir au sein des populations peinent à se faire ressentir ». Cet avis est du Chercheur Sénégalais Alioune Aboutalib Lo, qu’il partage dans un de ses travaux rendu public en 2017 dans le cadre d’un mémoire.
Cependant, il faudrait noter qu’il existe pas mal de paramètres spécifiques qu’il va falloir prendre en compte pour pouvoir fortifier ces places boursières qui demeurent de manière rationnelle, l’un des leviers et sentinelles du développement de l’Afrique. Chose que de nombreux dirigeants et acteurs économiques africains n’ont pas beaucoup de mal à adopter.
A ce rythme, le continent pourrait voir sa capitalisation boursière accroître de manière rationnelle et significative dans la fiabilité et la légitimité pour pouvoir absorber l’écart abyssal entre la production et la consommation des revenus de capitaux allant jusqu’à séduire le maximum d’investissement direct de l’étranger.

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